12 septembre 2006
Moi et ... les mots d'amour
Dans un sondage de greluche comme je les aime, récemment, j'ai séché sur la question "Des mots d'amour qui vous font rêver".
Je dis facilement "Je t'aime", moi, le premier aveu passé. A mes amours, à mes amis. Pas parce que ce n'est pas important, parce que c'est justement essentiel, que ceux qu'on aime le sachent.
Je dis "Je t'aime" quand je fais l'amour, et quand je suis fatiguée, au téléphone et dans le creux de l'oreille, après un fou rire, par texto et de vive voix, quand l'autre me touche parce qu'à ce moment précis il est tellement lui que ces trois mots-là, ces sept lettres dont on fait toute une histoire, me viennent aux lèvres avec la spontanéité d'un sourire.
Moi qui suis toujours grave, même dans le bonheur, ce sont les trois mots que je dis avec le plus de légereté. Sans jamais attendre de réponse, sans me soucier du contexte, sans penser qu'ils changent quelque chose.
Mais sont-ce ces mots-là qui me font réellement rêver ? Je n'en suis pas sûre.
Ai-je été trop gâtée ? On ne disait guère "Je t'aime", chez moi, mais on m'appelait Bulle, Touille, ma mie, Jacobsen, ma choute, la-ta-ma, la celosita ... Puis des prétendants m'ont appelé Princesse, bébé, chat ... Pour moi, depuis longtemps, surnommer c'est un don d'amour.
(Cette liste doit paraître bien cucul-la-praline à vos yeux désimpliqués. Mais moi je sais, par exemple, que "Princesse" vient du très beau film La Vita e bella, alors je l'aime, ce "Princesse" un peu trop fleur bleue pour moi.)
De quoi je rêve, aujourd'hui ?
C'est peut-être comme la beauté des autres, celle qui me touche parce qu'elle est la leur, bien particulière, bien précise. Peut-être que je ne peux rêver de mots d'amour parce que la déclaration qui m'éblouira ne peut m'être qu'intimement étrangère.
(Encore une note sans queue ni tête !)
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04 septembre 2006
Moi et ... des détails que j'aime
La surprise qui se lit sur un visage.
Chanter très fort, seule en voiture.
Recevoir une vraie lettre, de plusieurs pages.
Des mains longues, fines, qui savent être fortes.
M'endormir sur une rêverie érotique, qui continue en songe. Au réveil, m'étirer comme un chat.
Les recueils de poèmes en poche, tout abîmés, à lire au hasard des pages qui se détachent.
Chercher un arc-en-ciel. Même sans pluie et sans soleil, juste pour le plaisir de fouiller le ciel.
Plonger mes yeux dans le regard vert de mon chat. Voir sa pupille s'élargir sous la caresse.
Les cheveux bouclés.
Entendre au hasard de la rue quelques phrases dans une langue étrangère, et m'apercevoir que je comprends.
Lever les yeux, et voir la ville discrète bien qu'exposée.
La sonnerie de mon portable, qui claironne l'arrivée d'un texto.
Un vrai petit déjeuner, avec du temps, des tartines (peut-être même des pancakes), du thé, du jus de fruits frais, de la musique.
Regarder les photos du Taffreux. Admirer.
Compter mes chances. Arrêter parce qu'elles sont innombrables.
Un compliment singulier, reçu ou offert.
Une peau au goût de fruit au soleil, de pluie, à l'odeur de lait salé.
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29 août 2006
Moi et ... une bafouille
Un peu d'indulgence, z'avez vu l'heure ? (4h du mat, NDLR)
Allez allez mon coeur
Va voir dehors
La ville est belle
Allez allez mon coeur
Secoue toi
Ne contemple pas tes bris
Tant pis tant pis mon coeur
Remue quand même
Organe imbécile
Allez allez mon coeur
Bouc émissaire
Bête à pleurer
Tant pis tant pis mon coeur
Ce n'est pas grave
S'il te dédaigne
D'autres ne t'aimeront pas
Et puis d'autres t'aimeront
Allez allez ...
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