09 février 2006

Moi et ... Garfieldd

Il y a quelques jours, Garfieldd s'exprimait sur la sanction finalement prise par l'Education Nationale après son recours gracieux : six mois de suspension, sans salaire évidemment, mais réintégration dans ses fonctions (Où ? Comment ? Nous le saurons début août) :

 

J'ai été informé aujourd'hui de la décision du Ministre me concernant.
Le Ministre est revenu sur la révocation, ainsi qu'il l'avait annoncé dans son communiqué de presse du 20 janvier dernier.
Je suis sanctionné, certes, mais mon maintien dans l'Education Nationale est assuré. Je ne peux ni ne souhaite m'exprimer plus avant.
Quelle que soit la forme que vos soutiens aient pris, quel qu'en ait été l'impact et l'influence sur la décision finale, je veux vous remercier.
Tous et toutes.
Sincèrement.
Chaleureusement.
Parce que sans ce soutien, sans ces marques de sympathie, d'amitié, de confiance, j'aurai eu du mal à tenir. Je vais continuer à m'en nourrir.
Rien n'est vain quand il s'agit d'aider un mec qui était en train de sombrer, et vous avez été formidables. Merci.

 

Garfieldd a choisi de s'arrêter là, c'est son droit, sa décision, et personne n'a à juger de cela. Je lui souhaite de retrouver son souffle après des mois épuisants. Je suis heureuse de son retour prochain parmi nous. J'aurais aimé un dénouement plus juste : cela reste une sanction très lourde, d'autant qu'il n'a commis aucun délit. Je le salue, et j'admire son courage et son élégance.

 

Et je continue à m'interroger : que lui a-t-on reproché ? Quelques photos, quelques lignes qui montraient que le proviseur est un être qui aime, pleure, désire, baise, s'interroge, se décourage, reprend le travail, va voir ses parents, a des problèmes de famille, des soucis de santé, a peur de la solitude, pratique l'humour noir ?

Un fonctionnaire serait-il un être vivant ? A-t-il le droit de l'être ?

 

Comme le dit si joliment Samantdi : Malgré tout, ce soir, j'ai mal à mon Ecole qui me paraît à des années-lumière de ce qui vit, bouge et palpite.

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