29 mars 2007

Moi et ... le changement d'heure

J'aime bien le passage à l'heure d'été, surtout au début du printemps. Ca flatte mon goût pour les anachronismes ; et de par le fait, étant née un mardi, je rêve de m'appeller Thursday Next (si quelqu'un les a lu en anglais, peut-il me renseigner sur la possibilité pour une Zelda qui n'a pas pratiqué la langue depuis des lustres, sauf pour parler avec des Italiens et lire The Curious Incident of the Dog during the night-time, d'attaquer la lecture du tome 3 en VO ? Que le grand Dodo vous bénisse).

 

Bref, passage à heure d'été, ça veut dire soirées en terrasse (en manteau d'hiver, mais en terrasse), envisageage de repeupler le balcon, peignage et cachage d'oeufs pour le Petit Peuple (note pour plus tard: se trouver un Petit Peuple pour chercher les oeufs), journées qui se traînent, retour de l'apéro, des concerts en plein air et j'en passe.

 

 

Mais il y a quand même quelque chose qui me fait bondir : maintenant, quand je me lève à six heures du matin, je me lève à cinq heures du matin. ouais, de l'ancienne heure, mais allez dire ça à mon horloge interne.

Autant pas se coucher, qu'elle vous répondra.

Groumph.

 

 

Zelda-pas réveillée. 

31 août 2006

Moi et ... les derniers cartons

... c'est tout un poème.

 

Au début, on fait les malins, on trie par pièce, par taille, par poids, on maximise ci, on minimise cela, on optimise le tout, on est fier. 

Dans mon dernier carton à moi (je crois), on trouve : une babouche, un pot à lait, trois sacs à main, une bouteille de sirop de menthe, une bouteille de jus de citron (lesquelles vont probablement s'ouvrir, selon Murphy), une planche à repasser mini-format (qui sert trois fois par an, mais est à ce moment-là vitale), un carnet vierge avec des feuilles volantes manuscrites glissées dedans, des cintres, et un pot de graisse pour cuir de sellerie.

Pour le moment.

 

 

 

Sinon, j'avais écrit une note très très drôle et très très intéressante pour vous raconter ma journée demain, mais Trevor l'a bouffée. Si vous savez qui est Trevor, 1) vous êtes une groupie et vous pouvez envoyez des sous au fan-club, 2) vous savez sur quel blog protester.

 

Zelda from CartonLand - où est ce rôôôdidju de marqueur ? 

10 juillet 2006

Moi et ... le foot (pour les nuls)

Hier, j'ai regardé un match de foot.

Bon, je suppose que ça n'a rien d'exceptionnel. Vous étiez nombreux à le faire aussi, et si non, vous vous moquiez des sportifs du dimanche qui ne connaissent du sport que la recherche de la télécommande sous, sur et autour du canapé.

 

Quant à moi, c'était tout de même la première fois de ma vie - et peut-être la seule - que je regardais un match de foot en entier.

Ce qui est d'autant plus étonnant que j'étais à un festival de musique. Et qu'il me semble quand même que quand on va à un festival de musique, ce n'est pas pour regarder du foot, fut-ce une finale du coupe du monde, fut-ce sur écran géant, fut-ce dans une ambiance festive et décontractée - putain, mais vous allez vous asseoir, connards, on voit rien ???!!

 

Mais voilà, la France est en finale de la Coupe du Monde, les gentils organisateurs du festival ont peur que le public ne soit pas aux concerts si on le prive de maillots bleus et blancs, de Zidane énervé et de simulation d'amputation du pied qui se guérit à coup de jet d'eau sur la chaussette. Du coup, pendant la totalité du match, les concerts sont suspendus. Ce qui veut dire que vous êtes bien sur le site des Solidays, il y a des scènes partout, des chanteurs et des musiciens sous le coude, mais bon, vous êtes obligés de regarder le foot quand même.

Pas grave, dis-je (après avoir beaucoup râlé parce que quand même, ça me scandalise un peu d'être obligée de m'intéresser au foot, alors que bon, si on est là, c'est quand même qu'on préfère les concerts) pendant la sustentation précédant le match, ça dure quoi, trois quarts d'heure ?

 

Là, AmourdePouline croit un instant que je blague, puis lâche un "Je ne pensais pas que ça existait encore, des filles comme toi ..." assez consterné. Je m'outre, me vexe et tempête de manière tout à fait exagérée, parce que quand même, déjà que j'avoue mon ignorance crasse en la matière, si en plus on appuie dessus ... Et me tourne vers Fred pour plus d'explications.

Alors en fait, un match de foot dure 90 minutes, plus le temps des arrêts de jeu - par exemple, quand un Italien fait semblant d'avoir mal, ou qu'un arbitre prend une minute pour sortir un Français qui donne des coups de boule inopinés, ça compte pas dans le temps du match, donc on le rajoute à la fin.

Minimum, vous en prenez pour une grosse heure et demie.

Mais ... ce n'est pas fini. Parce que s'il y a match nul, on s'arrête tous un quart d'heure (et tout le monde va aux toilettes puis fait demi-tour parce qu'il y a un monde ...), et puis on reprend un quart d'heure et puis on fait une pause de trois minutes (et tout le monde va aux toilettes puis fait demi-tour parce qu'il y a un monde ...), et on reprend de nouveau un quart d'heure. Ca s'appelle les prolongations, et les règles sont les mêmes que pour le match du début, sauf que pendant la Coupe du Monde 1998 et l'Euro 2000 (toujours selon Fred), au lieu de jouer ces deux quarts d'heure en entier, c'était le premier but qui emportait (je crois qu'on parlait de règle du but d'or) la partie, ce qui était pratique pour aller voir Bénabar ou les Wampas, mais bon, on fait plus comme ça, me demandez pas pourquoi, moi je trouvais ça pas mal.

Ce qui veut dire que si au bout de la grosse heure et demie, il y a match nul, vous en reprenez pour trois bons quarts d'heure, pause comprise. Eh oui.

 

Ensuite, si on est toujours match nul, "parce qu'au lieu de shooter, les Français font des passes à leur grand-mère" (dixit Proust), on passe aux tirs au but. Là, ça peut être rapide. D'ailleurs, vous n'avez pas le temps d'aller acheter des churros, "si jamais on gagne, on va en parler pendant quatre ans, Zelda !" L'heure est grave. Je comprends (un tout petit peu) mieux ce que voulait dire LePingouin en parlant de la dramaturgie du football. (On a aussi parlé de mythologie, rapport au fait que les Français n'ont jamais perdu en maillot blanc. Enfin ... raté) (L'histoire des maillots est assez rigolote aussi, mais AmourdePouline m'a expliqué les penalty(ies ?) et les coups francs, et Muscat les hors-jeu même si je comprends mieux , et bon, ça ferait trop long à expliquer tout ça, surtout que vous, sans doute, vous savez de quoi je parle). Donc là, on met un joueur face au but adverse, comme à l'entraînement de sixième, et le boulot du joueur, c'est de mettre le ballon dans le but, et le boulot du goal, c'est de l'en empêcher, comme à l'entraînement de sixième. On alterne chaque équipe cinq fois, et celle qui se plante le plus a perdu - c'était nous, mais c'est pas grave.

 

Bref, j'ai quand même réussi à passer une bonne soirée. Je comprends mieux ce que ressent un minot qui essaie d'apprendre à lire : la moitié du temps, je ne comprenais même pas qui avait le ballon et pourquoi on applaudissait. Mais entre les vociférations de Proust qui engueule tous les joueurs dans un langage fleuri, les comparaisons étonnantes de Fred [ Proust : "Ah mais Zidane, il veut mourir sur le terrain !" Fred : "Comme Dalida ..."], les explications stratégiques des nénettes présentes - oui, j'étais la seule oie blanche du groupe, j'assume - les rappels historico-superstitieux du Pingouin, et la théologie amoureuse avec Fred - qui n'avait rien à voir, mais y a pas que le foot dans la vie - c'était bien.

 

Merci les aminches !

 

Bon, avant et après, y avait des concerts (Anaïs, Cali, Bénabar, El Presidente, Dionysos, Huspuppies, La Grande Sophie, Maceo Parker, Da Silva et d'autres) , et c'était mieux que mieux, tendance sourire banane et pieds qui dansent, mais j'en parlerai une autre fois.

 

 

 

Rien à voir, mais combien d'entre vous ont trouvé l'astuce sur le billet précédent ?

Et aussi, si quelqu'un sait ce qu'a dit le joueur italien coupdeboulé au buveur de Volvic national, dites-le à ma curiosité malsaine qui transmettra.