10 octobre 2006
Moi et ... un week-end en haut à droite.
(Pas, pas de fuites, la maman de ta voisine ne sait pas que j'étais dans le coin, donc ne le dit pas à la voisine de ma maman, merciche).
Une surprise réussie
Deux amoureux dans un joli chez-eux
Trois larmes au coin de mes yeux en repartant
Quatre heures de sommeil
Cinq parts de gâteaux
Six : le chiffre qui n'est pas dans le digicode
Sept gens que j'aime dans la même pièce
Huit nouvelles chansons préférées
Neuf tentatives de faire avouer un secret
Dix genoux essayés
Onze mois qu'on n'avait pas été ainsi réunis, je crois, et c'était déjà grâce à toi, merci !
Douze passages à la cuisine dont deux d'une quelconque utilité
Treize remarques à propos de chemises de couleurs ... déconcertantes.
Quatorze tentatives de digicodage
Quinze secondes d'émerveillement devant une tache rose qui vole de branche en branche
Seize pauses pipi en une seule soirée pour quelqu'un qu'on ne nommera pas (les vertus de l'eau très très tiède, sans doute)
Dix-sept heures de routes aller-retour (à la louche)
Dix-huit ans avant de vous trouver (et encore, y a eu des trainards ...)
Dix-neuf kilomètres de détour pour acheter du bon comté
Vingt
Vingt et un
Vingt deux
Vingt trois
Vingt quatre
Vingt cinq ans, Le Pingouin !
11:55 Publié dans Moi et ... les bilans d'hier | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
09 octobre 2006
Moi et ... deux mantras pour le prix d'un
Logique Shadok : S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème.
Variante : S'il n'y a pas de réponse, c'est qu'il n'y a pas de question.
Répéter jusqu'à épuisement.
Edith vous parlera de mon ouikène (parce que c'est passionnant) plus tard. Ou peut-être en sera-t-il question par ici.
09:05 Publié dans Moi et ... les mots des autres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 octobre 2006
Moi et ... le bonheur
Mon père disait c'est le vent du Nord ... Pardon, ceci est une note sérieuse.
Mon père disait Le bonheur, c'est l'instant de répit entre deux malheurs. Je ne sais pas si c'était de lui ou d'un autre. Longtemps je me suis couché de bonne heure. (Pardon, c'est nerveux). Longtemps, j'ai trouvé cette réplique profondément déprimante : je n'en voyais pas l'ironie, c'est-à-dire l'humour sous la vérité. Je crois que quand mon père disait cela, c'est un peu quand comme Renaud chantait Et quand je me réveille Et que je suis en vie C'est cela qui m'importe Bien plus que le bonheur Qui est affaire de médiocres Et qui use le coeur.
(Le bonheur, il ne faut peut-être pas trop y penser ?)
En tous cas, en ce qui me concerne, j'ai trouvé ma définition du bonheur, ou en tous cas de ce qui m'intéresse dans la vie. Je m'en suis longtemps voulu de ne pas être heureuse alors que j'avais tout ce que je - mais quel jeu dans ce je ? - voulais : une belle relation avec quelqu'un que j'aimais, des projets qui correspondaient à ce qu'il est "normal" de vivre à mon âge, une tranquillité. Une vie douce et paisible que j'aimais mais qui ne me comblait pas. Et je me disais que mes bouffées de nostalgie, mes envies de tout envoyer valser, n'étaient que le caprice égoïste d'une petite fille gâtée ...
Deux personnes que j'aime ont un jour dit devant moi : "Mais Zelda ne sera jamais heureuse ... elle n'est pas faite pour ça".
Et en effet, si le bonheur c'est la satisfaction ou la béatitude, qui peut vraiment en vouloir ? Qui voudrait supprimer le désir de sa vie ?
Aujourd'hui, je sais ce qu'est pour moi le bonheur. C'est de me sentir en adéquation avec ce que je vis. Sentir que ce que je ressens, ce que je traverse, sonne juste pour moi. Que je mets mes pas dans mes pas à moi.
C'est tout sauf tranquille, c'est tout sauf rassurant. C'est effrayant, souvent ; douloureux, parfois, presque toujours exaltant.
Mais c'est moi. Et, comme j'ose enfin le dire (puisque mon fendilleur me l'a fait avouer), si le bonheur c'est d'être en adéquation avec ce que l'on vit, je sais n'avoir jamais été si heureuse de ma vie.
Terrifiée, fatiguée, perdue peut-être ... mais, profondément, heureuse.
10:30 Publié dans Moi et ... les mots des autres | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
04 octobre 2006
Moi et ... un compte-rendu (y a pas de raison)
Ce week-end, j'ai eu plusieurs fous rires, j'ai beaucoup admiré, j'ai un peu marché dans la ville, j'ai eu une copilote surprenante, j'ai improvisé, j'ai fait un truc secret qui a bien marché, j'ai lutté poétiquement contre l'invasion publicitaire, j'ai montré une des plus belles scènes d'amour de tout le cinéma à l'homme que j'aime, j'ai cédé à la facilité en pensant du mal de quelqu'un, je m'en suis voulu, j'ai eu des nouvelles de plein de gens d'en haut à droite, j'ai porté un marcel, j'ai retrouvé Gudule, j'ai co-fondé une demi-douzaine de clubs, comités et associations diverses, j'ai fêté un anniversaire, j'ai inventé le verbe "splotcher", j'ai splotché, j'ai suivi mon impulsion, je n'ai pas assez dormi.
12:10 Publié dans Moi et ... les bilans d'hier | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
Moi et ... une certitude
"Pour avoir foulé ton pavé,
Usé mes s'melles sur tes trottoirs,
je te connais du bout du pied,
Du bout du coeur, du bout du r'gard.
Depuis le temps que je circule,
Que je coule dans tes artères,
Cellule parmi tes cellules,
C'est ton coeur qui me régénère."
Yves Jamait, Dijon.
Un jour je pourrai dire cela de cette ville.
12:00 Publié dans Moi et ... les mots des autres | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
Moi et Cèdre (4)
Juste pour calmer la foule en délire, la suite des Cèdreries.
Donc, comme dit dans les épisodes précédents, Cèdre est une sorte d'ami absent d'enfance.
Je pense avoir à peu près la même place dans sa vie - si du moins il a un peu d'imagination - et je ne m'attendais pas à avoir de ses nouvelles de sitôt. Or le monsieur a rappelé.
Samedi dernier, quand, de retour d'un temple abject de la consommation d'Ikéa, les bras chargés de merdouilles futiles mais indispensables, L'Enflammée, l'Espèce et moi essayions sans grand succès de concilier le transport de deux oreillers, deux "meubles", un wok, pas de couvercle parce qu'on en n'a pas trouvé, un tupperware, des torchons, des trucs et des machins, et l'ouvrage de la serrure d'en bas de l'immeuble, mon portable a sonné. Du coup, on a fait tomber des trucs et on a eu un fou rire, sur les escaliers devant la porte toujours fermée, et on n'a pas répondu à temps.
C'était Cèdre, donc, qui a laissé un message. Moi, ça me rend toute joviale, que Cèdre m'appelle, à cause de l'absence d'enfance et tout ça. Donc, jovialement, j'écoute le message. Il va à une soirée de musique en plein air avec son coloc, propose de passer me chercher, si bien sûr j'ai pas autre chose de prévu parce que bon, y a de grandes chances que je sois déjà en train de m'amuser ailleurs - et en effet, c'était l'anniv de notre proto-coloc, faudra que j'explique ça un jour - mais bon, si ça me dit, ça lui ferait plaisir de me voir ...
"Et plus si affinités".
Arghhh !
De surprise, je répète, à voix haute "Et plus si affinités".
Et là, c'est un peu le drame, l'Espèce qui se rebiffe, moi qui ne sait que penser mais qui n'aime ni les mots de Cèdre ni ceux de l'Espèce, et je pars en claquant la porte parce que marre à la fin rodidjuu. Et puis je reviens parce que je ne sais même pas au juste à qui j'en veux et pourquoi, et si je ne suis pas en train de faire tout un pataquès sur une maladresse de langage.
Je passe la soirée (désolée Mi-Coloc) à me triturer les méninges sur quoi répondre et comment.
(Oui, je parle souvent de Cèdre, mais c'est surtout parce que je n'aime pas les billets trop longs)
11:50 Publié dans Moi ... enfance | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note