29 septembre 2006
Moi et Cèdre (3)
Du coup, à la voix d'homme qui tchatche dans mon oreille, j'associe l'image d'un gamin timide et dégingandé. Etrange décalage dont je lui fais part - entre autres - durant une conversation toute aussi bizarre, genre vodka au caramel*.
A chaque fois que l'un de nous pose une question, l'autre n'a pas le temps de répondre : on se souvient que l'on sait déjà. Du coup, on se félicite de réussites déjà vieilles, on se balance de (gentilles) horreurs sur nos mères respectives, et puis on parle de nous, de ce que l'on connait finalement le moins, notre présent, nos colocs respectifs, nos projets, notre ville, qu'il connaît bien et que je découvre. On se taquine comme de vieux potes, aussi. Je ne le reconnaitrais pas dans la rue, ni sa voix s'il rappelait, pourtant !
Au bout d'un moment, on se rend compte que non seulement la conversation n'est ni gênante ni déplaisante, mais qu'on a du mal à raccrocher**. Du coup ...
Cèdre : Mais tu es sur Toulouse le week-end, quand même ?
Me, Myself and I : Euh, oui, enfin pas tous mais oui. On se prend un café à l'occasion ?
C. : Oui, bien sûr, on se programme ça !
[Papotages divers]
C. : Sinon, tu es plutôt casanière, ou tu bouges, tu sors un peu ?
MM&I : Non, bien sûr, si je fais quatre heures de trajet par jour pour vivre dans une grande ville, c'est pour me terrer dans mon appart, andouille.
C. : Bon, alors à l'occasion ...
MM&I : Oui, surtout que tu dois connaître la ville comme ta poche maintenant, non ?
[Confidences gênantes***]
C. : Hey, comme j'ai un coloc et que tu as une coloc, on pourrait peut-être manger tous les quatre ? Je fais la cuisine, mon coloc est un ours, il mange de l'ail, il a aucun palais ...
MM&I : Ma coloc est cambodgienne et fait très bien la cuisine ...
C. : Ah ouais ... Y a peut-être ...
En choeur : ... un truc à négocier !
Voilà, je ne sais pas au juste pourquoi, mais cette conversation m'a donné le sourire. Je ne sais pas si je vais rappeler, j'aime bien la place en marge que Cèdre a dans ma vie, comme ces mouvements qu'on devine plus qu'on ne voit à la périphérie de notre ampan. Mais c'était un joli moment.
(J'ai même pensé, après avoir longuement savouré la voix de l'Espèce : ce soir, j'ai parlé aux trois hommes de ma vie.) (Manque plus que le fils Vandelle).
.................
*Ch'est bon mais ch'est bizarre, quoi.
** Surtout lui, moi j'ai mal à mon forfait, et envie d'appeler l'Espèce, quand même.
*** Surtout pour moi : sa mère a été, un très court laps de temps, ma gynéco. J'ai changé au bout de deux consultations parce que votre gynéco veuille vous donner le numéro de son fils, c'est trop perturbant pour mes trompes de Fallope à moi que j'ai. (A moins que ce soit un truc de mecs ?)
10:59 Publié dans Moi ... enfance | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
27 septembre 2006
Moi et ... Cèdre (2)
Toute ma vie j'ai entendu parler de Cèdre, et toute sa vie il a entendu parler de moi. Nous avons le même âge. Chacun a su quand l'autre était tombé amoureux, quand il avait eu un chagrin d'amour, quels détours il a pris pour finir ses études, quel métier il a choisi, quelles craintes et quels espoirs il a formulé.
Pourtant, nous ne nous sommes pas vus, dans toute notre vie, plus de trois fois, et la dernière remonte à presque dix ans*. Non seulement nous nous sommes très peu rencontrés, mais nous n'avons pas non plus cherché à maintenir un contact : un seul échange de lettres a formé la totalité de notre correspondance.
Nos mères sont ou ont été des amies très proches, et PetiteOlive a fomenté depuis toujours le projet *moins plus que plus secret* de nous voir convoler en juste concubinage, le jour où nous serions assez vieux pour ça (c'est-à-dire, indubitablement et pour toujours, dans dix ans**).
Donc Cèdre a cette place particulière dans ma vie d'être ce garçon que je ne connais pas, mais dont je sais beaucoup, auquel je ne pense jamais, mais de qui on me donne régulièrement des nouvelles comme si j'étais concernée. Une sorte de cousin issu de germain sans aucun Noël en commun.
Si on m'avait posé la question, j'aurais dit que jamais je ne le reverrai. Je ne sais même pas où il vit, sauf que c'est loin d'en haut à droite.
Sauf que moi aussi, je vis loin d'en haut à droite, maintenant.
Et qu'à force d'être ensemble loin d'en haut à droite, on vit dans la même ville ...
.....................
* Le premier qui dit "Pouah la vieille" ... ben c'est moi, parce que comme ça z'avez pas besoin de le faire.
** Quand j'avais cinq ans "Ah quand ils en auront quinze ...", quand j'avais dix ans, "faudra les revoir a la vingtaine" ... Z'avez pigé.
09:15 Publié dans Moi ... enfance | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
26 septembre 2006
Moi et ... Cèdre (1)
Hier, pendant que j'étais au téléphone avec LeTaffreux (qui va bien, au passage), un numéro inconnu a essayé de me joindre.
D'habitude, je rappelle pas les gens qui ne laissent pas de message*, mais là j'ai cru reconnaître le numéro de ma Colokamitan irlandaise, j'ai perdu tout sens moral et j'ai contrevenu à mes principes les plus fondateurs. J'ai rappelé.
Une voix d'homme a répondu. Diantre, me suis-je dis en mon for intérieur. Et dans mon for extérieur et dans le micro, j'ai dit "Euh, bonjour, vous venez, ou tu viens, je sais pas, de m'appeler ?", à l'aise comme un communiste sans oeuf pourri à une soirée de l'ambassadeur (lesquelles sont réputées pour le bon goût du maître de maison, cela va sans dire).
Là, il y a un rire, du genre communicatif - mais je me suis retenue parce que je ne savais pas ce qui était drôle - et la voix, toujours masculine, me répond : "Ah, oui, Zelda ? C'est Cèdre** !"
...
...
...
Je ne connais pas de Cèdre.
...
...
Enfin si, un Cèdre était amoureux de moi en cinquième, et d'ailleurs j'y ai pensé aujourd'hui à propos d'une peut-être future note, mais bon, ça ne peut pas être lui quand même (Dieu soit loué pour ses petits bienfaits) (pardon petit Jésus)***
...
Je ne connais pas de Cèdre - pensè- je si fort que j'ai pu le dire à haute voix.
"Cèdre, le fils de PetiteOlive".
OoooooooOOOOOOh ! Ce CEDRE ??? Mais je ne connais que lui !
...................
* Oui parce que quand même, c'est drôlement énervant "888 : appel sans message". Limite grossier, je trouve ; en tout cas inélégant. Flûte alors et haltatout.
** Evidemment, il a un nom beaucoup plus répandu.
*** Tu t'en souviens, Pas ?
...................
La suite ... bientôt.
13:17 Publié dans Moi ... enfance | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25 septembre 2006
Moi et ... presque rien
Au moins six arc-en-ciel (arcs-en-ciel ?) dans le ciel toulousain, hier soir.
Les émotions de petite fille "Il est arrivé !!!! Regarde, regarde !" à chaque apparition.
Le ciel en sauce, complètement mouvant, couleur ardoise illuminée, ailleurs presque turquoise, puis sombre comme la fin de tout ce qu'on aime, presque tragique.
Prendre des photos, abandonner l'appareil, se poser sur la fenêtre, sentir quelques larmes de pluie sur ma peau, penser à une jolie promesse.
Penser à lui, bien sûr, et comment comprendre, devant un ciel pareil ? Plus tard, relire une vieille lettre qui parle de lui et de sa capacité d'émerveillement, et ne plus s'interroger, juste laisser quelques gouttes couler sur mes joues, sourire parce que ma douleur a un visage moins triste.
Penser à un autre orage, à d'autres larmes, qui s'accumulaient au coin de ton oeil et refusaient de glisser, comme un lac minuscule, beau jusqu'à l'insoutenable, il y a quelques mois. La même émotion : douleur et grâce en même temps. Je n'avais pas osé saisir mon appareil cette fois.
11:40 Publié dans Moi et ... les bilans d'hier | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
21 septembre 2006
Moi et ... un souvenir
Hier soir (avant que la meilleure coloc de Toulouse de France du MONDE rentre dans son appart), j'ai eu un peu de mouillé au coin des yeux.
Du mouillé qui m'a apporté un vieux souvenir, presque comme un ami perdu de vue.
Quand j'étais petite, il y avait une épicerie dans mon village. Aujourd'hui, elle a fermé je crois. Et dans cette épicerie, il y avait une dame, l'épicière, et du poisson frais le vendredi ; et puis surtout, une fois par an ou par mois, il y avait une loterie. Ou peut-être qu'il n'y en a eu qu'une ?
En tous cas, je me souviens du premier lot de la loterie : une énorme peluche, grande comme un adulte, tellement grande qu'elle n'était même pas exposée dans l'épicerie. Un ourson géant avec des bras-chamallows pour s'y faire un nid, pencher la tête sur son torse en mousse et dormir la joue contre du doux. Une sorte de Totoro franchouillard, quoi.
J'aurais beaucoup donné hier soir pour retomber dans une enfance où j'aurais gagné cette peluche, et m'y blottir.
17:35 Publié dans Moi ... enfance, Moi et mes émois | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19 septembre 2006
Moi et ... une impulsion
Y a t'il des Toulousains fêtards dans la salle blogosphère ? J'ai envie de rencontrer des gens !
...
Mais pas ce soir, je suis prise. Comme Jeudi et Samedi.
...
Ah, et je consulte pas mes mails avant Jeudi.
...
Bon, quelqu'un me propose un truc pour Vendredi ? Mais attention, hein, si vous êtes un tueur psychopathe, je vous poserai la question avant de vous suivre, je suis pas folle non plus.
15:15 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Moi et ... juste une journée type
Je crois qu'hier j'ai enfin réussi à vivre une journée-type, celle qui ressemble un peu aux prochaines, celles que je ne laisseraient pas s'enroutiner mais que certains rituels rythmeront.
Réveil à 5H, douche très chaude pour chasser le sommeil qui n'a pu prendre ses quartiers que quelques heures et voudrait rester encore un peu. Maquillage rapide, enfilage d'habits préparés la veille, pas le temps d'hésiter sur la couleur du pull mais quand même, noir ou gris foncé ? Vite vite, pas le temps d'un thé, j'attrape une pomme, caresse le chat, mon sac, mon foulard-couteau-suisse, ma veste, j'ai les clés du CDI, celles de la maison, mon billet de tram, de train ...
L'air est frais dans la rue matinale, il me pique la peau. Les boulangeries sont encore fermées mais derrière les rideaux baissés une sorte d'ébullition calme se devine, odeurs de pain chaud, lumière qui vacille ... Le tram, je salue vaguement de la tête mes compagnons d'attente, ouvre un roman, en veillant à rester toujours au bord du sommeil ... Dans le train, mon foulard se fait oreiller, et cache-lumière, je me rendors en écoutant les conversations faussement désabusées des adolescentes devant moi.
Deux heures et quelques plus tard, je suis devant mon lycée, un peu en avance. Un tour en salle des profs, presque personne, sauf dans le coin fumeurs, je sais qu'à l'IUFM on nous recommande de nous rapprocher de nos collègues par tous les moyens, mais pas de si bon matin ... J'entre dans mon antre, ouvre les rideaux, allume la bécane. Un point sur ce qu'il y a de plus urgent que le reste à faire, un tour sur mes blogs favoris pour me mettre en train, et c'est parti, une journée de saisie, d'accueil des élèves, de discussions avec les collègues - et je propose des séances, et je suggère des activités - de solutions à trouver ... La certitude, au bout de quelques heures, de la nécessité de monter mes propres projets, au risque de devenir ce monstre triste, une doc qui s'ennuie. Je suis une grande maintenant !
Et puis le retour, le train encore, un peu discuter avec mon voisin, et puis le sommeil qui me prend de nouveau, par surprise, et commencer l'Aurélien d'Aragon ... Encore étourdie par la sieste ferroviaire, me tromper de sens dans le métro, faire demi-tour, croiser dans la rue mon boulanger qui me reconnait et retrouver ma coloc, débriefer, parler de nos amours, faire un test Cosmo, manger les copieux restes du célib-blog-brunch, un thé, et puis il est déjà "dans 6 heures je me lève", et je m'endors dans une nuisette improvisée, la lumière pâle de la nuit toulousaine se glissant par les volets ouverts sur une image aimée.
09:58 Publié dans Moi et ... les bilans d'hier | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
18 septembre 2006
Moi et ... 48 heures dans la ville rose
Enfin, deux jours de repos, deux jours pour apprivoiser ma ville, mon appartement, prendre mes marques, dormir, sourire.
Il pleuvine, comme on dit chez moi, où l'on est autant de mauvaise foi que partout ailleurs, et je sors tête nue, parapluie fermé en main, pour protéger le pain en revenant. Je trouve, d'entrée, ma boulangerie, où au lieu de saluer d'un bonjour M. Lupo tend une tranche de pain - aux amandes, noisettes et raisins.
Deux jours où peu de choses se sont passées comme prévues, comme souvent, mais où tout était doux, et tendre, et sans larmes derrière les rires. Cinquante heures pour savourer ma chance, d'être là, d'être là avec eux, lui, et elle et elle ...
Je pourrais détailler encore, parler d'une chambre jaune, d'une bande dessinée providentielle, de confidences à mi-voix, d'un hamac farceur, d'un orage rapide, d'une surprise qui m'a laissée sans voix (moi !), d'un muesli oublié, de promesses modestes et géniales (mais rien à voir avec l'émission) (quoique, pourquoi pas ?).
Je pourrais, je ne le ferai pas cette fois. Je garde un peu de cette magie rien que pour moi.
11:24 Publié dans Moi et mes émois | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Fragment 16
Adulte
Interludes
Ma chère Zélie,
Je suis inquiète au sujet de ton livre, et je suis inquiète pour toi. Il y a maintenant plus de trois mois que tu ne m’as rien envoyé à propos de Lou, et si tu me rassures quand je te relance à l’oral, tu restes très vague sur tes progrès. Puisque tu as fini la première partie et si tu te refuses toujours à en remanier les dernières pages, comme je persiste à penser que c’est nécessaire, où en es-tu de la deuxième ?
Je sais qu’écrire cette histoire t’est douloureux à bien d’autres niveaux que tes difficultés habituelles. Mais je crois vraiment qu’à ce stade, abandonner est la pire des solutions. Et ce n’est pas seulement l’éditrice qui te le dit.
Donne-moi des nouvelles, de Lou, et de TOI.
Baisers.
Ton amie, Inès.
PS : Au cas où tu en douterais, je serai à tes côtés même si tu décides de laisser mourir ce projet. Mais au moins, affronte-le !
………………
Inès,
Tes critiques sur la fin de la première partie sont justes. Si Lou n’était qu’un personnage, on pourrait m’accuser d’essayer de faire le portrait d’un monstre froid bien peu crédible.
Quand j’écris une fiction, je suis ravie (énervée et inquiète, mais aussi ravie) lorsque l’un de mes personnages m’échappe, parce que, comprends-tu, c’est le signe que je l’ai fait suffisamment exister en-dehors de moi, que je l’ai imaginé juste.
Lou ne m’échappe pas, et pourtant elle se refuse à moi. Plus son personnage approche de la date de notre rencontre, plus il se confond avec la femme que j’ai connu qui justement n’était, dans la vraie vie, comme disent les enfants, qu’un personnage, une triste façade. Il devient de plus en plus dur de lui donner un peu d’épaisseur, de chair. Et je ne veux pas écrire sur le personnage qu’elle a joué toute sa vie et si peu incarné, mais sur la femme qui se cachait dessous et que je n’ai jamais vue – ni jamais cherchée à voir, pour être honnête ; mais j’en viens à me demander si une telle femme a habité derrière le masque.
Pauvre vie, pauvre livre.
Tu as raison Inès, il est sûrement temps d’admettre l’échec.
Ton amie, Zeldie.
……………
Zeldie,
Tu exagères ! Que tu abandonnes, passe encore, mais que tu suggères que l’idée vient de moi ! Je ne sais pas si je suis davantage inquiète ou agacée …
Tu ne comprends donc pas que c’est là même le sujet de ton livre, cette impossibilité (ou cette grande difficulté) à trouver la chair derrière le carton ?
Si c’était facile, y aurait-il matière à écrire ?
Persévère, au moins encore un peu. Je t’appelle dans la semaine.
Je t’embrasse.
Ton amie inquiète et éditrice agacée (donc), Inès.
……………….
08:55 Publié dans La vie de Lou | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15 septembre 2006
Moi et ... une petite bonne nouvelle pour moi (donc)
Vouv vous etes dits, peut-etre : Zelda a gagné sa bataille contre le rect0rat, elle va avoir un poste dans la Ville Rose ?
Ben, non.
Vous avez pensé, plus modestement : on va arreter de lui faire deux rattachements administratifs, tous les deux hors zone, et lui payer ses frais de déplacement ?
Encore raté.
Cela dit, pour mesurer l'impact de cette petite bonne nouvelle, il faut savoir que la semaine a été du genre éprouvante. J'ai eu un accident de camion de location (pas grave, mais ai eu peur, et puis ça met pas de bonne humeur, non ?), j'ai manqué un jour de travail pour cause de retard de train - la première semaine de rentrée, ça vous pose une professionnelle-, j'ai improvisé une heure de cours relativement catastrophique - essayez donc un peu de promouvoir les dicos quand le prouf qui amène sa classe n'arrete pas de les dénigrer , j'ai eu un souci de voiture/carte bleue et je suis restée coincée au milieu des Cévennes, où leTaffreux s'offre un trip Retour à la Terre, j'ai appris que le train que je prends tous les matins pour me rendre au travail est supprimé, et que le suivant est incompatible avec mon emploi du temps ...
(Ajoutez à ça l'orgueil des gens du Sud, si fiers de leur soleil mais qui veulent aussi avoir les pluies les plus impressionnantes, toute mauvaise foi bue ...)
Bref, une petite bonne nouvelle n'était vraiment pas de trop.
J'ai trouvé où dormir du jeudi au vendredi (puisque les trains gnagna), et je vais partager un appart (pour trois fois rien) avec des assistants d'anglais et d'allemand. C'est comme un chti reve qui se réaliserait (sauf que je suis pas à l'étranger, mais le dépaysement par ici est quand meme pas mal)
Et puis, aussi ...
Seule chez moi, m'asseoir sur la terrasse avec un thé, et regarder la ville. Ecouter son pouls, sa respiration profonde, parfois apaisée, parfois hachée, et me sentir incroyablement à ma place.
J'ai quelque chose à vivre ici.
Dans chaque ville, un ciel ouvert ...
09:20 Publié dans Moi et mes émois | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note